« COMBIEN DE FOIS FAUT-IL TOMBER AVANT D’ÊTRE ENTENDU·E ? »
- william ausseresses
- 4 avr.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 mai
Combien d’agressions homophobes ou transphobes
faut-il encore pour mériter une vraie place au JT de 20h ? Combien de regards en coin, de menaces, de coups dans la rue, de suicides silencieux pour qu’on devienne autre chose qu’un débat de plateau télé ?
Pendant que les médias se passionnent pour les clashs politiques, les mariages de stars ou les faits divers triés au scalpel, on saigne dans l’ombre.
On serre la main de notre amour en scrutant les alentours.
On réfléchit à deux fois avant de dire « je suis trans, je suis gay, je suis bi, je suis moi ».
Et pourtant… on vit, on aime, on crée, on brille.
Mais à vous, les grandes chaînes, les magazines frileux, les pseudos experts à lunettes embuées :
Pourquoi ne montrez-vous jamais nos vies telles qu’elles sont ?
Pourquoi taisez-vous les chiffres qui dérangent ?
Pourquoi transformez-vous notre existence en terrain de débat ?
Les chiffres sont là : des milliers d’actes de haine chaque année. Mais on préfère parler de « climat tendu » ou « d’opinion divisée ». NON. Ce n’est pas une division d’opinion. C’est une agression. Une injustice. Un crime.
Biums, c’est pas juste une marque. C’est un média, une voix, une réponse. Un espace où les LGBTQ+ peuvent exister sans explication, sans justification.
Vous qui lisez ce message dans vos rédactions aseptisées, vous qui bossez pour TF1, France 2, France 3, M6 ou même BFM : Il est temps d’ouvrir les yeux, d’ouvrir vos antennes et vos pages.
Car chaque silence médiatique est une forme de complicité.
Chaque oubli est une douleur de plus pour ceux et celles qui vivent en marge.
On ne veut plus être des statistiques.
On veut être des visages, des récits, des vérités.
Alors voilà, aujourd’hui, Biums vous regarde.
Et on n’a plus peur de faire du bruit.
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