MESDAMES, À VOS PLANCHES.
- il y a 5 jours
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Elles sont là.
Certaines depuis longtemps.
Certaines depuis peu.
Certaines ont commencé très jeunes.
D'autres ont attendu des années avant de monter sur une planche.
Et puis il y a celles qui regardent encore.
Celles qui se disent qu'elles aimeraient bien essayer.
Mais qui n'osent pas.
Parce qu'elles pensent être trop âgées.
Parce qu'elles ne savent pas comment faire.
Parce qu'elles ont peur de tomber.
Ou peut-être simplement parce qu'elles ont peur du regard des autres.
La honte, parfois.
Cette petite voix qui dit :
Tu vas être ridicule.
Tout le monde va te regarder.
Tu ne sais même pas tenir sur une planche.
Alors on remet ça à plus tard.
Demain.
Un autre jour.
Quand on sera plus à l'aise.
Quand on saura mieux.
Mais il y a quelque chose qu'on oublie.
Toutes celles et tous ceux qui savent aujourd'hui ont commencé quelque part.
Avec une première planche.
Une première poussée.
Un premier déséquilibre.
Une première chute, peut-être.
Et cette même sensation de ne pas savoir.
Le skate n'est pas une question d'âge.
Il n'attend pas un niveau.
Il ne demande pas de savoir faire une figure avant de commencer.
Il demande simplement d'essayer.
Certaines roulent pour aller plus loin.
Certaines pour apprendre.
Certaines pour se dépasser.
Certaines simplement parce qu'elles aiment cette sensation de liberté.
Et chacune a son style.
Sa façon de rouler.
Sa façon de tomber.
Sa façon de se relever.
Sa façon d'être elle-même.
Il n'y a pas une manière d'être une femme sur une planche.
Il y en a autant qu'il y a de femmes qui roulent.
À Toulouse comme ailleurs.
En France comme à l'autre bout du monde.
Dans les skateparks, dans les rues, sur les places, partout où une planche trouve un morceau de bitume.
Elles sont là.
Et elles prennent leur place.
Pas celle de quelqu'un d'autre.
La leur.
Alors peut-être que certaines lisent ces lignes depuis des années sans jamais avoir osé essayer.
Peut-être qu'elles se reconnaissent dans cette peur.
Peut-être qu'elles se demandent encore si elles ont leur place.
La réponse est simple.
Oui.
Il n'y a pas de place réservée.
Pas d'âge limite.
Pas de niveau minimum.
Pas de bonne façon d'être.
Juste une planche.
Deux pieds.
Et cette première poussée que l'on repousse parfois pendant des années.
Alors, mesdames...
À vos planches.
Pas pour prouver quelque chose.
Pas pour être meilleures que quelqu'un.
Pas pour impressionner.
Juste pour essayer.
Parce qu'on ne sait jamais ce qui peut commencer par une première poussée.
MESDAMES, À VOS PLANCHES.


Je trouve se blog super et je suis tres fiere car sais mon conjoint qui en ai l'auteur et je le soutien dans ses démarche